
Dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie nationale de lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et le financement de la prolifération des armes de destruction massive (LBC/FT/FPADM), l’Unité Mauritanienne d’Enquêtes Financières (UMEF) organise, en concertation avec la Direction Générale des Douanes et en collaboration avec le projet SecFin Africa, avec le soutien de l’Union européenne et d’Expertise France, des sessions de sensibilisation consacrées aux risques et enjeux liés au financement de la prolifération des armes de destruction massive, destinées aux cadres et responsables de la Direction Générale des Douanes.
Ces sessions, organisées à Nouakchott du 11 au 12 mai 2026, s’inscrivent dans le cadre des efforts engagés par les autorités mauritaniennes afin de renforcer les capacités institutionnelles et opérationnelles des principaux acteurs nationaux de première ligne confrontés aux risques liés au FPADM, conformément aux recommandations du Groupe d’action financière (GAFI) et aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations Unies.
C’est dans ce contexte, et en adéquation avec les efforts et actions engagés par la Direction Générale des Douanes, que ces sessions de sensibilisation ont été organisées afin de permettre aux participants de mieux appréhender les enjeux liés au FPADM, de comprendre les exigences des standards internationaux et de renforcer leurs capacités à identifier, analyser et signaler les opérations, transactions ou comportements présentant des indicateurs de risques liés à la prolifération.
L’atelier réunit une quinzaine de cadres et agents de la Direction Générale des Douanes autour d’un programme articulé autour de plusieurs modules thématiques couvrant notamment les enjeux et le cadre juridique du financement de la prolifération, l’évaluation des risques liés au FPADM, les mécanismes de coordination et de coopération nationale, l’identification des avoirs liés à la prolifération, ainsi que les obligations relatives à la mise en œuvre des sanctions financières ciblées.
Animées par un expert de renommée internationale, ces sessions visent à favoriser une meilleure appropriation des obligations découlant des Recommandations 1, 2 et 7 du GAFI, ainsi qu’une meilleure compréhension des exigences liées aux Résultats Immédiats 1 et 11 de la méthodologie d’évaluation du GAFI, tout en renforçant l’intégration effective des obligations relatives aux sanctions financières ciblées dans les pratiques opérationnelles des acteurs concernés.
À travers cette initiative, l’UMEF réaffirme son engagement en faveur du renforcement continu des capacités des acteurs nationaux impliqués dans la lutte contre les flux financiers illicites, ainsi que sa volonté de consolider la coopération interinstitutionnelle et l’efficacité globale du dispositif national de LBC/FT/FPADM.
Cette activité traduit également l’importance du partenariat stratégique entre l’UMEF et le projet SecFin Africa, mis en œuvre avec l’appui de l’Union européenne et d’Expertise France, au service du renforcement de la sécurité économique et financière de la Mauritanie et de l’alignement du dispositif national sur les standards internationaux les plus exigeants.

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