En concertation avec la Banque Centrale de Mauritanie et avec le soutien du programme SecFin Africa, l’UMEF organise des sessions de sensibilisation sur les risques liés au financement de la prolifération des armes de destruction massive au profit du secteur bancaire

Dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie nationale de lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et le financement de la prolifération des armes de destruction massive (LBC/FT/FPADM), l’Unité Mauritanienne d’Enquêtes Financières (UMEF), en concertation avec la Banque Centrale de Mauritanie et en collaboration avec le projet SecFin Africa, avec le soutien de l’Union européenne et d’Expertise France, organise des sessions de sensibilisation consacrées aux risques et enjeux liés au financement de la prolifération des armes de destruction massive, destinées aux directeurs et responsables de conformité des banques opérant en Mauritanie.

Ces sessions de sensibilisation, organisées les 13 et 14 mai 2026 à Nouakchott, s’inscrivent dans le cadre des efforts engagés par les autorités mauritaniennes afin de renforcer durablement le dispositif national de lutte contre les flux financiers illicites, y compris ceux liés au financement de la prolifération. Elles traduisent également une volonté affirmée d’accompagner le secteur bancaire dans l’appropriation des nouveaux risques et des exigences croissantes imposées par les standards internationaux en matière de conformité, de vigilance et de sanctions financières ciblées.

Dans un contexte international marqué par le renforcement des résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies et des recommandations du Groupe d’action financière, le financement de la prolifération constitue une menace spécifique et particulièrement complexe à appréhender. Contrairement à d’autres formes de criminalité financière, il repose souvent sur des opérations en apparence légitimes, notamment dans le domaine du financement du commerce international, des paiements transfrontaliers, des opérations documentaires ou encore des transactions impliquant des biens à double usage. Dans ce contexte, les institutions bancaires occupent une position centrale en raison de leur rôle dans les flux financiers internationaux et de leur responsabilité dans la prévention de l’utilisation abusive du système financier à des fins illicites.

C’est dans ce cadre, et en adéquation avec les efforts et actions engagés par la Banque Centrale de Mauritanie et les autorités nationales compétentes, que ces sessions ont été organisées afin de permettre aux participants de mieux appréhender les enjeux liés au FPADM, de comprendre les exigences des standards internationaux et de renforcer leurs capacités à identifier, analyser et signaler les opérations, transactions ou comportements présentant des indicateurs de risques liés à la prolifération.

Animées par un expert international, ces sessions aborderont notamment :

  • les enjeux et le cadre juridique de la lutte contre le financement de la prolifération ;
  • l’évaluation des risques liés au FPADM ;
  • les mécanismes de coordination et de coopération nationale ;
  • l’identification des avoirs liés au FPADM ;
  • le contrôle et la supervision des assujettis ;
  • la mise en œuvre des sanctions financières ciblées ;
  • ainsi que l’importance des données et de la conformité dans la prévention et la détection des risques liés au financement de la prolifération.

À travers cette initiative, l’UMEF réaffirme son engagement à renforcer les capacités des acteurs du secteur financier, à promouvoir une culture de conformité fondée sur les risques et à consolider le dispositif national de lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et le financement de la prolifération des armes de destruction massive.

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